|
|
|
Vue d'ensemble
SMSI - Aborder les défis africains
Voici deux réalités : l’Afrique affronte d’immenses
défis et l’Afrique a un immense potentiel.
Les défis sont péniblement familiers : la pauvreté persistante
et qui souvent, s’aggrave, la pandémie du VIH/du SIDA, l’inégalité des
sexes, la dégradation environnementale, les guerres et les conflits,
un manque déplorable d’infrastructure publique et l’instabilité politique.
Le potentiel est beaucoup moins connu : l’Afrique possède
des ressources naturelles abondantes, un bassin croissant de travailleurs
compétents, instruits, dynamiques, engagés et ayant soif
d’innovation, des collectivités fortes et une diversité culturelle
vibrante. Mais comment peut-on canaliser ces forces vers le développement
durable et équitable?
Une partie clé de la réponse se trouve dans les technologies
de l’information et des communications (TIC). Les TIC ont le potentiel
de permettre aux Africains de profiter rapidement des occasions créées
par l’économie mondiale croissante et de répondre
efficacement aux besoins critiques en éducation, en soins de santé et
en développement communautaire.
Or, il y a une condition sine qua non à l’atteinte par
les Africains d’un développement social et économique
autogéré en optimisant l’utilisation des TIC : des
cyberpolitiques et des règlements nationaux et régionaux
qui encouragent et appuient l’innovation et la transformation fondées
sur les TIC.
« Un accès direct à l’expertise
canadienne en matière de politiques nous a aidés à avancer
rapidement vers l’élaboration d’une stratégie
cybergouvernementale pour la Coopération en Afrique orientale.
Il est essentiel d’avancer rapidement : si nous sommes trop
lents, nous ratons des occasions et nous perdons du terrain. »
Andrew Gakiria Nderitu, analyste principal en matière de politiques,
Direction cybergouvernementale, Bureau du président, Kenya
|
Voilà où le Centre canadien de ressources en cyberpolitiques
(CCRcP) entre en jeu. Créé en 2003 dans le cadre de l’engagement
du Canada envers le Plan d'action du G-8 pour l'Afrique, le CCRcP se
fie sur l’expertise des cyberpolitiques au sein des organismes
et des ministères fédéraux canadiens — et
au-delà du secteur privé — afin d’aider les
pays africains à élaborer rapidement des cyberstratégies
et des cyberpolitiques nationales. Les experts en matière de politique
canadienne commandités par le CCRcP collaborent avec les pays
africains à une vaste gamme d’initiatives stratégiques,
depuis l’élaboration d’une stratégie gouvernementale
régionale pour l’Afrique orientale jusqu’à l’évaluation
du risque de malaria en Afrique subsaharienne, en passant par la création
de statistiques de référence sur la société de
l‘information en Éthiopie.
« Avec son éventail
d’activités innovatrices dans l’élaboration
de cyberpolitiques et de cyberstratégies à l’échelle
du continent africain, ce partenariat est unique et il n’y
a vraiment rien de comparable. Ce qui fait la différence
dans cette relation est qu’elle transcende la relation
donateur-client habituelle dans les TIC pour le développement
en Afrique. Les activités du réseau ePOL-Net en
Afrique sont fondamentalement une optimisation des avantages
comparatifs institutionnels entre trois partenaires : CEA, CCRcP
et Industrie Canada, qui s’avère efficace pour aider
la Coopération en Afrique orientale à élaborer
une stratégie cybergouvernementale ou à renforcer
la capacité des parlementaires africains sur les enjeux
des TIC pour le développement, pour appuyer les processus
des politiques par la prestation de l’expertise canadienne
et pour créer de solides milieux de la réglementation
dans les pays africains. L’efficacité de ce partenariat
réside dans le fait qu’il s’agit également
d’une entreprise ouverte, transparente et enrichissante
mutuellement pour la création de la société de
l’information africaine. »
Aida Opoku-Mensah, directrice, Division des services de l’information
pour le développement Commission économique des
Nations Unies pour l’Afrique
|
Tous ces projets différents ont trois caractéristiques en commun.
Premièrement, pour s’assurer qu’ils ont un impact considérable,
ils abordent les besoins en développement stratégique tels
que la réduction de la pauvreté, la réduction de l’inégalité
des sexes et la promotion du développement économique durable.
Deuxièmement, ils mettent en œuvre l’expertise canadienne
reconnue mondialement afin d’aider les pays africains à élaborer
rapidement des politiques et des stratégies efficaces. Enfin, ils
permettent de tisser des liens et des réseaux qui continuent d’appuyer
le développement africain au-delà de l’envergure des
projets individuels.
Profiter des occasions africaines
La révolution des TIC a déjà commencé en
Afrique : par exemple, le continent compte plus de 82 millions d’utilisateurs
de téléphones cellulaires, ce qui en fait le marché du
téléphone cellulaire qui connaît la croissance
la plus rapide du monde.
« Je suis allée à Nairobi
pour faire un exposé au groupe de travail sur le cybergouvernement
de Coopération en Afrique orientale et à d’autres
personnes sur la manière dont le Canada a coordonné l’ajustement
de ses lois pour aborder le commerce électronique au niveau
international, fédéral et provincial. Cela a été gratifiant
de voir le suivi des opérations — de voir comment l’expertise
canadienne aide vraiment les pays en développement à atteindre
leurs buts. »
Joan Remsu, avocate générale, Équipe générale
de droit public, Justice Canada |
En fait, les téléphones cellulaires ont déclenché l’imagination
et l’innovation africaines —les Africains les utilisent pour
tout, de la publicité à la prestation de services de santé en
passant par l’obtention de meilleurs prix pour les produits agricoles,
pour acheter et vendre à crédit. D’autres TIC — telles
que les satellites TTPO (terminal à très petite ouverture
d’antenne), les ANP (assistants numériques personnels) et
la technologie à large bande sans fil (WiFi et WiMax) — détiennent également
le potentiel de changer rapidement la manière dont des millions
d’Africains travaillent et vivent.
Mais pour que les TIC puissent tirer parti des compétences, des
connaissances et de l’inspiration africaines, les cyberstratégies
et les cyberpolitiques nationales et régionales doivent créer
un environnement qui encourage l’investissement et l’innovation
et qui canalise le développement vers des secteurs de priorité nationale,
tels que l’éducation, la santé, la réduction
de l’écart de l’inégalité des sexes
et l’apport de l’accès aux TIC aux collectivités
rurales et éloignées.
« Mon rôle au sein du
processus de politiques du cybergouvernement de Coopération
en Afrique orientale a été d’aider à stimuler
la réflexion sur les enjeux, les questions, les idées
et les détails pratiques. Je me suis concentré sur
les leçons apprises des expériences du cybergouvernement
canadien — ce que nous aurions dû faire plus tôt,
quels sont les impacts sur le gouvernement, quelles sortes de personnes
rechercher, comment utiliser une nouvelle infrastructure, quels services
offrir en premier — en passant de manière approfondie
sur tous les détails du processus. L’interaction avec
des personnes si averties et si créatives a été stimulante.
Je crois que j’ai appris plus que j’ai donné. »
Barry Nesbitt, stratège en matière de cybergouvernement,
Affaires étrangères Canada
|
Le Canada est reconnu à l’échelle internationale pour
son leadership dans le développement et la mise en oeuvre de cyberpolitiques
dans les secteurs tels que l’éducation, la santé, le
commerce et le gouvernement. Par le biais de l’approche de gouvernement à gouvernement
du CCRcP, les experts canadiens en cyberpolitiques aident les pays africains
et les organismes régionaux à élaborer des politiques
et des stratégies beaucoup plus rapidement et à un coût
beaucoup moindre qu’ils ne pourraient le faire par eux-mêmes.
En aidant les Africains à éviter les embûches et à profiter
des « leçons durement apprises » des Canadiens, le CCRcP
aide à créer des politiques qui orientent les ressources restreintes
de développement sur les initiatives qui auront le plus grand impact
sur le plus grand nombre d ’Africains pauvres et défavorisés.
Projets du CCRcP : axés sur les priorités
africaines
Les projets du CCRcP sont axés sur les priorités et les
besoins définis par les Africains. En collaboration avec la Commission économique
des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), le CCRcP répond
aux demandes d’assistance aux politiques soumises par les gouvernements
nationaux et régionaux, en choisissant des projets qui auront
un impact maximal. Parmi les critères principaux, mentionnons
la durabilité du projet, sa capacité d’aider les
responsables des politiques et de la réglementation africains à augmenter
leur expertise et l’ensemble de leurs connaissances, de communiquer
efficacement avec les décideurs des politiques et d’aider à favoriser
l’égalité des sexes dans le secteur public africain.
Afin d’augmenter la portée et l’impact de ses projets,
le CCRcP a établi un partenariat avec les gouvernements de la
Grande-Bretagne et de la France et avec des organisations internationales
comme l’Organisation de coopération et de développement économique
(OCDE), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le
développement (CNUCED) et l’Organisation Internationale
de la Francophonie (INTIF). Le CCRcP est le nœud canadien du réseau
mondial de ressources en cyberpolitiques (ePol-NET) et il est financé par
le Fonds canadien pour l’Afrique. Le ePol-NET, un réseau
de partenaires mondiaux lancé lors de la première phase
du Sommet mondial sur la société de l’information
(SMSI) en 2003, travaille en collaboration avec les pays en voie de développement
afin de formuler des cyberpolitiques et des cyberstratégies nationales.
Voici quelques exemples de projets sous la direction du CCRcP
Pour une progression rapide : Un cadre de cybergouvernement
pour la Coopération en Afrique orientale
Le mot qui décrit le mieux le groupe de travail de la Coopération en Afrique orientale (CAP) sur le cybergouvernement est « vitesse ». En moins d’un an, le groupe de travail — composé de hauts représentants en provenance du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie (les trois États membres de la CAO), plus le CAO en tant que tel — a élaboré une stratégie de cybergouvernement qui devait au départ être achevée en 2013. La stratégie a été approuvée à l’unanimité par le Conseil des ministres de la CAO en 2006, à peine 2 ans après le début du processus d’élaboration et 7 ans avant la date prévue d’achèvement.
« Lors de la rencontre
de nos pays au sein de la Coopération pour l’Afrique
orientale, nous avons été en mesure d’avancer
rapidement et de manière décisive en apprenant
de l’expérience des uns des autres et de l’expérience
canadienne. Nous pouvons puiser dans nos forces les uns les
autres, ce qui attirera d’autres partenaires et permettra
de créer une masse critique. En fait, d’autres
régions, en Afrique et au-delà, nous disent qu’elles
veulent également une stratégie cybergouvernementale. »
Constantine Bitwayiki, directeur, Recherche, surveillance et innovation,
Autorité de planification nationale
|
Pourquoi le progrès a-t-il été si rapide? Un facteur clé a été l’aide des spécialistes en cyberpolitique et cybergouvernement. Le groupe de travail a échangé avec les experts canadiens sur les enjeux du cybergouvernement tels que la gestion de l’information, la sécurité et la confidentialité des TIC, les cadres légaux et réglementaires, l’étude des priorités du public, l’augmentation de la sensibilisation aux services cybergouvernementaux, la mise en œuvre d’une approche « centralisée » ou d’un point d’accès unique aux services cybergouvernementaux, l’obtention de l’appui des hauts fonctionnaires du gouvernement, la surveillance et l’évaluation des progrès et la sélection des technologies et du contenu appropriés.
Le groupe de travail a acquis des connaissances et une expertise qui peuvent désormais être partagées avec d’autres pays africains à des stades semblables de prédisposition électronique afin de les aider à élaborer rapidement des cyberpolitiques régionales harmonisées. En tant que moyen de promouvoir la collaboration sur les enjeux politiques, économiques et sociaux transfrontaliers, les avantages des cyberpolitiques régionales ne peuvent être ignorés dans n’importe quelle région d’Afrique. En touchant virtuellement chaque aspect de la vie des gens — y compris l’éducation, la santé, les affaires, les douanes et l’immigration — la mise en œuvre de ces politiques régionales aidera à engendrer de nouvelles possibilités économiques, à rendre l’Afrique plus compétitive à l’échelle internationale et finalement à augmenter le niveau de vie de millions de personnes.
Avec l’approbation unanime du cadre, une des premières priorités du Groupe de travail est l’élaboration d’une politique régionale des douanes électroniques. Le travail sur cette initiative commencera à l’été 2006 par un atelier pour les intervenants à Dar es Salaam, en Tanzanie. Autres nouvelles : le Rwanda et le Burundi se sont maintenant joints à la Coopération en Afrique orientale. Cette démarche deviendra officielle en juillet 2007 et le Centre canadien de ressources en cyberpolitiques collaborera avec les responsables des politiques et de la réglementation de ces deux pays afin qu’ils soient en mesure d’intégrer leurs politiques dans le cadre régional et de participer au Groupe de travail à titre de membres à part entière.
Pour plus de renseignements: Secrétariat
du East African Community (EAC)
« Certaines personnes
laissent entendre que l’Éthiopie est trop pauvre
pour se permettre d’investir dans les TIC, mais je crois
que la vérité est que nous sommes trop pauvres
pour ne pas nous permettre d’investir dans les TIC. Nous
ne pouvons pas nous permettre d’être délaissés.
C’est une question de survie. Sans information de base,
comment peut-on planifier? Le développement sans information,
sans données fiables, c’est impensable. Le travail
concerté avec Statistique Canada alors que nous passons
aux processus fondés sur les TIC est très précieux.
Ils ont fait du chemin et nous pouvons apprendre de leurs erreurs
ainsi que de leurs réussites. »
Yakob Mudesir, chef, Division du développement des TIC,
Autorité centrale de statistique de l’Éthiopie
|
Création de solides assises statistiques en Éthiopie
Lorsqu’un pays manque de statistiques de référence,
l’élaboration de politiques ciblées en matière
de développement et l’évaluation des progrès
sont difficiles, voire impossibles. Le Canada jouit d’une réputation
de chef de file à l’échelle internationale pour la
cueillette et l’analyse de statistiques sur l’utilisation
des TIC dans la société de l’information, et un projet
récent du CCRcP transfère l’expertise canadienne à l’Autorité Centrale
de Statistique (CSA) de l’Éthiopie. Les experts de Statistique
Canada commenceront bientôt à former des agents de la statistique
de la CSA en politiques et techniques en matière de statistique
des TIC. Le projet n’est qu’une des composantes d’une
grande initiative visant à faire passer la CSA des méthodes
de sondages sur papier aux méthodes fondées sur les TIC,
pour permettre en bout de ligne l’accès électronique « centralisé » à la
gamme complète de statistiques éthiopiennes.
« Le Canada a été un
pionnier dans l’élaboration des statistiques de
la société de l’information, en partant
du principe que l’on doit comprendre où on en
est aujourd’hui pour se rendre là où on
veut être demain. On ne peut pas avancer à l’aveuglette.
Je suis fier que grâce à l’initiative du
CCRcP, nous serons capables d’aider les pays africains à créer
des conditions permettant d’évaluer les progrès
réalisés dans l’atteinte de leurs objectifs
de développement. Je crois que l’expérience
du Canada montre que les statistiques peuvent changer la culture
et que l’information ouvre les esprits. »
George Sciadas, chef, Recherche et analyse de la société de
l’information, Statistique Canada
|
Création de liens : Pays africains à la GTEC 2006
Comment aider à créer une masse critique d’expertise sur les enjeux cybergouvernementaux en Afrique? Une façon très efficace consiste à offrir aux responsables des politiques et de la réglementation africains la possibilité d’échanger et de réseauter avec leurs homologues canadiens et internationaux à l’occasion de l’unique vitrine d’exposition de l’expertise de pointe du cybergouvernement, la Semaine GTEC, qui a eu lieu à Ottawa du 22 au 27 octobre 2006. Le CCRcP a conçu un programme d’études sur le cybergouvernement autour de la GTEC qui a permis d’exposer 56 délégués de 25 pays africains à la technologie, aux pratiques exemplaires et aux stratégies qui dictent des solutions gouvernementales en ligne partout au Canada et aux quatre coins du globe. Le programme d’études sur le cybergouvernement du CCRcP, qui en est à sa deuxième année, est un événement populaire auprès des responsables africains des politiques et de la réglementation.
Qu’ont retenu les délégués de la GTEC 2005 et GTEC 2006? Voici des citations types :
«
C’était l’occasion d’apprentissage sur le cybergouvernement
la plus enrichissante à laquelle j’ai jamais participé. »
Andrew Limo, agent principal de l’information, Direction du cybergouvernement,
Bureau du président, Gouvernement du Kenya
« Les présentations étaient très intéressantes,
mais ce que j’ai apprécié encore plus, c’était
la possibilité d’échanger directement avec les présentateurs,
les autres membres de l’assistance et les exposants. Ces discussions
personnelles nous ont permis d’étudier des sujets au-delà de
ceux à l’ordre du jour tout en tissant des liens pour l’avenir. »
David Sawe, directeur de la gestion des systèmes d’information
et du cybergouvernement, Gestion de la fonction publique au Bureau du
pr ésident,
Gouvernement de la Tanzanie
« Cela a été une visite pédagogique
inestimable qui devrait avoir un impact considérable lorsque
nous mettrons cette expérience à profit dans nos
pays respectifs et que nous continuerons aussi d’entretenir
des liens avec les nombreuses personnes-ressources que nous avons
rencontrées. »
Dorothy Gordon, directrice générale, Technologies de l’information
et des communications, Centre de l’excellence en TIC Kofi Annan
Ghana-India, Accra, Ghana
« Les Canadiens s’informent de nos besoins, ils nous disent qu’ils partagent notre problème et ils travaillent avec nous à les résoudre. De nombreux autres gouvernements nous disent quoi faire et comment le faire. Cette [dernière] approche ne contribue pas au développement d’une capacité durable en Afrique. »
Manhica Salomao, directeur, ICT Policy Implementation Technical Unit, Mozambique
« L’Infrastructure
canadienne des données géospatiales (ICDG) offre
un accès facile en ligne à la gamme complète
de données géographiques, d’applications
et de services canadiens, soutenant les prises de décisions
et la planification commerciale du gouvernement. Nous sommes
heureux de pouvoir partager l’expérience et les
leçons apprises du Canada dans l’élaboration
de l’ICDG avec des Africains qui se sont profondément
engagés à utiliser cette technologie au profit
des habitants de leurs pays. Pour moi, il s’est agit d’une
superbe occasion d’apprendre et de faire ma part. C’est
inspirant. »
Denis Haché, Ressources naturelles Canada, Secteur des
sciences de la terre, Division internationale
|
Cartographie du risque de malaria : en vue de
l’éradication
L’Afrique représente 90 % des trois millions de décès
dans le monde causés par la malaria chaque année. Afin de
lutter efficacement contre cette maladie, les gouvernements doivent savoir
quelles régions ont les plus hauts taux d’incidence de malaria
et quel effet ont sur ces taux les différentes sortes de programmes
d’éradication. Afin de combler cette lacune, en 1997 le projet
MARA/ARMA a été lancé en vue d’élaborer
un atlas électronique du risque de malaria en Afrique.
Le projet, dirigé par le Conseil de recherches médicales
(CRM) sud-africain, a produit son premier atlas du risque de malaria
en 1999. En 2005, le CRM a demandé au CCRcP l’accès à l’expertise
canadienne afin d’évaluer si les satellites de télédétection
pouvaient être utilisés pour ajouter davantage de points
de données à l’atlas MARA/ARMA et pour le tenir à jour.
Le Canada est un pionnier et un chef de file de renommée mondiale
en matière de mise au point et de mise en œuvre de systèmes
géospatiaux et il a aidé récemment le gouvernement
tunisien à élaborer un cadre national pour la coordination
et la normalisation de la cueillette et de l’application de l’information
géospatiale. L’équipe canadienne commanditée
par le CCRcP aidera le CRM à élaborer les politiques et
les normes requises pour un cadre géospatial, qui formera la base
d’un système d’information sur la malaria à
l’échelle du continent appuyant la prise de décision
fondée sur des données probantes afin de guider des politiques
efficaces sur l’éradication de la malaria.
Pour plus de renseignements: Atlas du Risque
de la Malaria en Afrique (ARMA)
Accès universel aux TIC : ouvrir de nouvelles perspectives
Quelles sont les meilleures façons d’offrir aux collectivités
rurales francophones de l’Afrique occidentale un accès viable
et durable aux TIC? Cette question était le point d’intérêt
d’un récent atelier de trois jours co-commandité par
le CCRcP, le gouvernement de la France, la Francophonie et la Commission économique
pour l’Afrique, tenu à Dakar au Sénégal, et
auquel ont assisté les responsables de la réglementation
des télécommunications, les entreprises de télécommunications
et les dirigeants des collectivités rurales. Il s’agissait
d’une occasion de commencer à élaborer une stratégie
d’accès universel en Afrique occidentale en discutant des
enjeux et des défis et en partageant des idées et des pratiques
exemplaires. Les participants ont trouvé que l’atelier était
un catalyseur puissant; il a inspiré les gouvernements du Niger,
du Mali et du Sénégal à demander au CCRcP l’accès à l’expertise
canadienne sur les politiques et la réglementation en matière
de télécommunications. Des ateliers semblables seront bientôt
offerts dans d’autres régions africaines.
Ressources cyberpolitiques du CCRcP
Les ressources du CCRcP couvrent l'expertise canadienne dans les domaines
suivants :
- Les politiques et la réglementation en matière de télécommunications
- Politiques de commerce électronique et de gouvernance Internet
- Applications électroniques en santé et en éducation
- Politiques en matière de cybergouvernement
- Enjeux politiques des TIC
- Paramètres et analyse de la société de l'information
- Politique de gestion du spectre
- Politiques sur la sécurité des TIC
Les organisations gouvernementales africaines peuvent accéder à cette
expertise par le biais de séminaires et d'ateliers, de présentations
de conférences et de ressources en ligne.
Séminaires et ateliers
En partenariat avec la Commission économique des Nations Unies
pour l'Afrique, le CCRcP commandite une vaste gamme de séminaires
et d'ateliers sur des sujets précis dans toute l'Afrique.
Présentations de conférences
Le CCRcP commandite des présentations par des experts canadiens
lors de conférences régionales et panafricaines. Les
conférenciers commandités par le CCRcP ont fait des
présentations lors de conférences au Botswana, en Égypte,
en Éthiopie, au Ghana, au Kenya, au Sénégal,
en Tanzanie et en Ouganda.
Ressources en ligne
Le CCRcP offre aux responsables des politiques africains l’accès
en ligne à une vaste gamme d’information, y compris
des documents stratégiques, des rapports et des sondages.
Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter notre site Web à www.ceprc.ca.
Pour communiquer avec le CCRcP
Adresse postale
373, promenade Sussex
Ottawa (Ontario) Canada K1N 6Z2
Emplacement du bureau
257, rue Slater, 5e étage, Ottawa (Ontario) Canada K1N 6Z2
Site Web
www.ceprc.ca
|